La population de l’Estrie attend en moyenne près d’une heure de plus à l’urgence depuis 2003
Les dernières données du ministère de la Santé et des Services sociaux, obtenues par le Parti Québécois grâce à une demande d’accès à l’information, nous apprennent que la population de l’Estrie attend près de 50 minutes de plus sur une civière à l’urgence depuis l’élection des libéraux de Jean Charest en 2003. Le délai moyen de séjour est passé de 11 heures 12 minutes à près de 12 heures. La situation de l’urgence psychiatrique du CHUS pose aussi problème depuis plusieurs mois. « Depuis septembre dernier, l’urgence psychiatrique du CHUS déborde régulièrement. On met des personnes vulnérables dans des conditions inacceptables. Jusqu’à 21 personnes ont été reçues en même temps, dans des installations conçues pour 10 patients. La commissaire aux plaintes du CHUS a d’ailleurs reconnu dans son rapport annuel que la situation devait être corrigée », a déploré le député de Johnson, Etienne-Alexis Boucher.
Pourtant, en 2003, Jean Charest, la main sur le cœur, jurait aux Québécois que son parti allait « éliminer l’attente une fois pour toutes. Nous allons combattre l’attente sous toutes ses formes. Nous allons répondre aux besoins de tous les Québécois à toute heure du jour ou de la nuit, dans toutes les régions du Québec. C’est notre mission », déclarait-il lors de la présentation de son plan d’action santé. Dans les faits, on est loin du compte.
Une chose est sûre, nous sommes loin de la prétendue élimination de l’attente dans les hôpitaux. Dans les urgences, le temps d’attente ne diminue pas. Au mieux, la situation stagne, au pire elle dégénère. « Depuis sept ans, les libéraux sont au pouvoir et le gouvernement Charest a beau prétendre qu’il a tout réglé, mais c’est faux et les dernières données du ministère de la Santé et des Services sociaux le confirment », a affirmé le député de Johnson.
La situation au Québec
Globalement au Québec, l’attente à l’urgence a encore augmenté. En 2003, l’attente moyenne sur une civière à l’urgence était de 16,2 heures. Il est maintenant de 17,36 heures, en augmentation de plus de 7 % depuis 2003.
Encore cinq années d’attente
En février dernier, sept ans après que son parti ait promis d’éliminer l’attente une fois pour toutes en santé, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a demandé encore cinq autres années afin que la population puisse percevoir « des améliorations progressives » en matière d’attente et de débordement dans les salles d’urgence.
« La population de la région de l’Estrie en a soupé des nouvelles raisons invoquées par les libéraux pour justifier leur échec dans nos urgences. Le gouvernement libéral est en poste depuis plus de sept ans. Jean Charest disait que les solutions étaient connues. Or, il ne les a pas appliquées et ce sont les citoyens qui en souffrent. La gestion libérale des urgences est un échec total », a conclu Etienne-Alexis Boucher.


